TRAIN DE VIE
Philippe GOUGLER

Seul en scène

20H30 | Durée 1h15

À partir de 12 ans


TARIFS : 
Plein tarif : 20€ 
Abonnés : 15€ 
Réduit* : 15€



*PMR / 12-25ans 

Et si un simple quai de gare pouvait ouvrir toute une vie ?​

Dans Train de vie, Philippe Gougler, journaliste, grand voyageur et visage emblématique de l’émission télévisée Des trains pas comme les autres (France Télévisions), monte pour la première fois sur scène pour raconter son propre parcours.

​De son enfance solitaire en Franche-Comté, où il rêvait d’ailleurs en regardant passer les trains, à ses premiers pas tremblants derrière un micro de radio, jusqu’aux confins du monde parcourus au fil des rails, il nous embarque dans un récit aussi intime qu’universel.​

Seul en scène, il fait revivre une galerie de personnages hauts en couleur, des situations cocasses et des moments suspendus, où l’humour côtoie l’émotion. Car au-delà des paysages traversés, ce sont surtout les rencontres qui façonnent un destin.​

Train de vie est une invitation au voyage… mais surtout à la rencontre de soi. Un spectacle sensible et généreux, porté par une parole authentique, qui interroge avec finesse notre rapport au monde, aux autres, et à nos propres chemins de traverse.​

Entre récit autobiographique et épopée intérieure, Philippe Gougler signe un premier seul-en-scène profondément humain, accessible à tous les publics, et résolument ancré dans notre époque.

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Un spectacle de Philippe GOUGLER et Cristos MITROPOULOS
Avec : Philippe GOUGLER
Mise en scène : Cristos MITROPOULOS
Scénographie : Bastien FORESTIER
Lumière : Pedro PEP
Vidéo : Nathalie CABROL
Création sonore : Adrien HOLLOCOU
Costumes : Virginie BREGER
Production : KI M’AIME ME SUIVE​
NOTE D’INTENTION +

Étant contraints par la législation en vigueur d’indiquer l’origine de nos productions, nous précisons à celles et ceux qui nous lisent que nous avons sous-traité la réalisation de ce dossier artistique à des auteurs et autrices situé•es au Miniprikistan. Ce choix a été mûrement réfléchi et motivé par de nombreux facteurs.

Le premier d’entre eux, évident, est le facteur économique.

En sous-traitant la réalisation de ce dossier, nous écrivons beaucoup plus vite l'oeuvre principale dont il doit résumer l’intention, ce qui nous permettra plus vite d’en tirer des profits substantiels. Cette sous-traitance nous permet aussi d’avoir un dossier prêt pour demander des subventions et chercher des partenaires financiers le plus tôt possible, sans arrêter la production de l'oeuvre elle-même.

De plus, conformément à la théorie ricardienne de la division du travail, il nous semble évident que l’écriture théâtrale est notre coeur de métier tandis que la rédaction de dossiers de présentation est, pour nous, une tâche plus secondaire. Dans un univers de travail mondialisé, nous avions donc beaucoup à gagner en nous hyper-spécialisant sur l’écriture théâtrale.

Le second est notre statut social. Oui, le statut d’auteur est précaire mais il ne nous empêche pas de rêver à une certaine réussite. Or, nous avons remarqué que les gens que nous considérons comme des modèles de réussite passent le plus clair de leur temps à faire faire plutôt qu’à faire. En cela, le choix de la délocalisation nous semble être le juste témoin de notre réussite sociale ou, du moins, de celle qui nous attend après la sortie de ce spectacle.

Enfain, com vou l’avé remarké, la calité d’aicriture n’en a absoluement pas patti pâti.

Bien sûr, quelques lecteurs nous diront que nous avons fait le choix de la facilité, que nous ne connaissons pas la manière dont sont traités celles et ceux qui écrivent au Miniprikistan ou que nous nous sommes déresponsabilisés des impacts écologiques de la production de ce dossier. Nous voulons leur dire que notre prestataire nous a promis qu’il respecterait de nombreux critères de qualité environnementale et des normes sociales strictes. Sans avoir mis un pied au Miniprikistan, nous nous sommes immédiatement sentis soulagés.

Par ailleurs, tout comme nos lecteurs, nous connaissons bien tous les dégâts liés aux métiers du numérique et à ceux de l’impression. Il nous semblait donc évident que les éloigner le plus possible de chez nous était la meilleure des choses à faire.

À la lecture de tous ces arguments, certains se demandent certainement pourquoi nous n’avons pas délocalisé la totalité de la création du spectacle au Miniprikistan. Nous y avons bien évidemment pensé en y voyant deux raisons importantes :

  • en cas de succès nous aurions été fiers ;
  • en cas d’échec, nous n’aurions pas été responsables.

Malheureusement, notre réseau est aujourd’hui trop limité à l’étranger. Cela ne nous a pas empêché de sous-traiter en France de nombreuses tâches non-délocalisables.

*designée en France

Ainsi en est-il de la musique au plateau que nous avons confiée à une batteuse. Placée au centre de la scène, elle incarne le rythme de l’usine, suivi plus ou moins douloureusement par celles et ceux qu’elle emploie. Transportée vers le fond, elle tambourine et offre l’ambiance militaire d’une bataille politique : celle du sauvetage d’une industrie. Qu’elle s’arrête et nous voilà plongé•es dans l’angoisse. Qu’elle ralentisse et nous voilà à l’écoute du battement de coeur d’un personnage. Elle est le chef d’orchestre qui fait régner le désaccord, le système qui impose son tempo au groupe, tord les désirs individuels et précipite des décisions solitaires.

De même, nous avons confié la scénographie à un artiste de notre territoire. Deux panneaux centraux au fond et à l’avant-scène s’ouvrent pour faire place aux grandes entrées : celles du repreneur, d’un conseiller ou d’un ministre. Fermés, ils amènent l'asphyxie de la prison, l’étroitesse d’un bureau d’usine ou la confidence d’un couloir de Bercy. Grands ouverts, ils donnent à voir un hangar ou un parking. Celles et ceux qui ont le sens de l’observation remarqueront que, pour faire des économies d’échelle, cette scénographie ne comporte pas d’échelle.

Enfin, nous avons sous-traité la lumière pour qu’elle suive le mouvement : des néons suspendus donnent la hauteur de l’usine, redescendent pour nous enfermer en cellule, deviennent élégants et tamisés dans les arcanes du pouvoir.

Malgré leur réputation difficile, nous avons aussi choisi des comédiennes et comédiens Français pour porter cette création. Remarquez que tous incarnent plusieurs personnages afin d’en limiter le nombre. Ils ont reçu pour consigne de jouer ce qui est absurde avec sérieux et ce qui est sérieux avec absurdité.

Nous pouvons donc dire que notre entreprise de sous-traitance est une réussite de la note d’intention jusqu’à la représentation du spectacle.

Nous avons rendu publiques nos décisions et aucun représentant politique ne semble s’être ému de notre organisation. Certains nous ont même félicité pour notre compétitivité remarquable dans le climat hyper-concurrentiel qu’est celui de la production culturelle.

Bien sûr, d’autres estiment que la production artistique finira par être un bien commun - soixante dix ans après notre mort, hélas pour nos petits-enfants - et que, en ce sens, son organisation devrait faire l’objet de discussions collectives.

A ces derniers, que nous trouvons bien préoccupés par les générations futures, nous répondons que si nous voulons discuter collectivement de l’organisation de tout ce qui a une influence directe ou indirecte sur ce que nous avons en commun, alors nous n’avons pas fini de discuter…

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