Théâtre
20H30 | Durée 1h20
Nous plongeons au cœur d’un village minier en 1958, en pleine veille de coupe du monde. Cette fresque humaine brasse des thématiques touchantes, voire poignantes, sans jamais verser dans le misérabilisme.
Il sera question de discriminations, de luttes prolétaires mais aussi de déceptions amoureuses. Tout ce qui fait et défait la vie des hommes. Avec tendresse et humanité, nous suivrons les bonheurs et les peines des personnages, l’arrivée de la télévision dans ce foyer modeste, l’embrasement de leur passion pour le foot, l’amour et les lois du cœur qui défient la raison. Vous sortirez émus, très probablement, et concernés par ce morceau d’histoire finalement pas si loin de nous.
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Jean-Philippe Daguerre
C’est avant tout un facteur humain, forgé dans mes liens amicaux et professionnels avec deux camarades de toujours qui m’ont donné l’élan nécessaire pour oser m’attaquer à cet univers fascinant de la mine et de ses habitants.
Frédéric Habera d’abord, qui a joué pendant de très longues années au théâtre avec moi et qui est parti rejoindre le paradis des chics types il y a quelques mois. Fils d’un mineur polonais lensois qui dirigeait un petit orchestre dans la petite cité minière où ils habitaient, Fred a beaucoup influencé cette histoire à travers toutes les confidences et les documents qu’il m’a confié sur ce monde extraordinaire de la mine.
Et puis il y a aussi Raphaëlle Cambray à qui j’ai confié le rôle de Simone dans la pièce. Elle est Ch’ti aussi, fille de mineur et sa grand-mère tenait le bistrot de son quartier et ses souvenirs d’enfance ont également nourri le cœur de cette histoire.
Ajouté à cela un documentaire de l’INA qui m’a tapé dans l’œil en présentant une famille de mineur en 1958 où un garçon de 20 ans qui en paraissait 30 passait six jours sur sept à creuser à 700 mètres sous terre et le reste du temps à élever des pigeons voyageurs qu’il regardait voler dans le ciel le dimanche et jours de congés.
Je trouvais ce dernier contraste si beau et poétique que j’ai décidé de creuser toutes ces histoires d’amour et d’amitié pour essayer d’extraire une pure humanité de cet enfer sur terre que peut représenter la vie de ces femmes et de ces hommes dans le bassin minier.
Afin de bien représenter la poussière de charbon qui recouvre les murs de la cité minière, les peaux et les poumons de leurs habitants, les jardins potagers et leurs salades qu’il faut rincer 5 fois dans l’évier pour pouvoir les manger, j’ai décidé de pousser à son comble la couleur grise, dans chaque élément de décors et accessoires, dans chaque costume, dans chaque lumière et tutti quanti.
Je ne veux pas faire un spectacle en noir et blanc je veux faire un spectacle en gris et gris ; avec un panel magnifique de nuances de gris dans chaque détail visuel du spectacle. Seule une dernière scène qui se déroule à Carqueiranne, du côté de Toulon sera en couleur chaude et pastel.
Pour réussir à faire vivre tout ça j’ai fait appel à une bande de fidèles avec qui j’ai pu déjà vivre de grandes aventures artistiques et humaines : Virginie H aux costumes (« Adieu Monsieur Haffmann », « La Famille Ortiz », « La Chambre des Merveilles »), Antoine Milian aux décors (« Les Vivants », « Le Voyage de Molière », « Les Téméraires »), Moïse Hill aux Lumières (« Le Petit Coiffeur », « Le Voyage de Molière », « La Chambre des Merveilles », « Le Huitième Ciel ») et enfin Hervé Haine, fidèle ami et assistant à la mise en scène et créateur de nombreuses musiques (« Adieu monsieur Haffmann », « La Famille Ortiz », « Le Petit Coiffeur », « Le Huitième Ciel »).
Pour compléter la famille j’ai fait appel à sept comédiens de grand talent que j’adore aussi pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils font et pour ce qu’ils sont capables de faire : donner le meilleur d’eux-mêmes en toutes circonstances pour vous offrir le plus beau des voyages au cœur de la vie extraordinaire des gueules noires.
5 Molières 2025
~ Spectacle du théâtre privé
~ Metteur en scène et auteur pour Jean-Philippe Daguerre
~ Comédienne dans un second rôle pour Raphaëlle Cambray
~ Révélation féminine pour Juliette Béhar
Sur scène




