MADE IN FRANCE
CIE LA POURSUITE DU BLEU

Théâtre

20H30 | Durée 1h35

À partir de 12 ans


TARIFS : 
Plein tarif : 30€ 
Abonnés : 25€
Réduit* : 23€
Tarif groupe (10 personnes) : 21€


*PMR / 12-25ans 

Émile a enfin obtenu sa peine aménagée. Il passera ses journées dans l’usine où il a décroché un emploi et ses nuits au centre de détention avec l’espoir d’une libération plus rapide pour bonne conduite. 

Problème : l’usine où il s’apprête à travailler délocalise. À la faveur d’un quiproquo, Émile n’a plus le choix : pour se sauver, il faut qu’il devienne le meilleur des syndicalistes, qu’il sauve l’usine, ses collègues et, peut-être, au passage, le pays tout entier. Inspiré de la réalité, ce spectacle populaire et engagé utilise l’humour pour dépeindre un monde économique impitoyable.

Portée par six comédiens et une batterie live, la mise en scène a été récompensée par un Molière en 2026.

Mentions légales 

Texte et mise en scène : Samuel Valensi et Paul-Eloi Forget 
Avec : June Assal, Valérie Moinet, Bertrand Saunier ou Stefan Godin ou Michel Derville, Thomas Rio ou Brice Borg, Samuel Valensi, et Mélanie Centenero ou Chloé Denis à la batterie
Assistanat à la mise en scène : Alexandre Babey et Alice Hefling
Lumières : Geoffroy Adragna
Costumes : Carole Nobiron
Musique : Lison Favard, Léo Elso et Mélanie Centenero
Création sonore : Timothée Langlois Régie Malo Guérin, Paul Maillot, Hugo Revy
Scénographie : Bastien Forestier et Sandrine Lamblin
Production : La Poursuite du Bleu, Margaux Gregoir, Jumo Production Administration de tournée : Clémentine Armand 
Diffusion : Acme - Axel Yvon
Production : La Poursuite du Bleu et JUMO Production Coproduction Le Tangram - Scène Nationale d’Évreux, Le Théâtre d’Auxerre - Scène conventionnée d’Intérêt National, Le Théâtre de la Concorde - Paris, Les 3T - Théâtre du Troisième Type - Saint-Denis, Le Poc! - Scène culturelle d'Alfortville ainsi qu’Acme, Jumo Production, Stéphanie Bataille, Jean Despax, Margaux Gregoir et Nicolas Laugero Lasserre Soutiens Théâtre de Belleville, L’Étoile du Nord - Scène conventionnée d’Intérêt National, L’Espace Sorano - Vincennes, Théâtre Roger Barat - Herblay-sur-Seine, Adami. Action financée par la Région Île-de-France. Molière 2026 de la Mise en scène dans un spectacle de théâtre privé
NOTE D’INTENTION +

Étant contraints par la législation en vigueur d’indiquer l’origine de nos productions, nous précisons à celles et ceux qui nous lisent que nous avons sous-traité la réalisation de ce dossier artistique à des auteurs et autrices situé•es au Miniprikistan. Ce choix a été mûrement réfléchi et motivé par de nombreux facteurs.

Le premier d’entre eux, évident, est le facteur économique.

En sous-traitant la réalisation de ce dossier, nous écrivons beaucoup plus vite l'oeuvre principale dont il doit résumer l’intention, ce qui nous permettra plus vite d’en tirer des profits substantiels. Cette sous-traitance nous permet aussi d’avoir un dossier prêt pour demander des subventions et chercher des partenaires financiers le plus tôt possible, sans arrêter la production de l'oeuvre elle-même.

De plus, conformément à la théorie ricardienne de la division du travail, il nous semble évident que l’écriture théâtrale est notre coeur de métier tandis que la rédaction de dossiers de présentation est, pour nous, une tâche plus secondaire. Dans un univers de travail mondialisé, nous avions donc beaucoup à gagner en nous hyper-spécialisant sur l’écriture théâtrale.

Le second est notre statut social. Oui, le statut d’auteur est précaire mais il ne nous empêche pas de rêver à une certaine réussite. Or, nous avons remarqué que les gens que nous considérons comme des modèles de réussite passent le plus clair de leur temps à faire faire plutôt qu’à faire. En cela, le choix de la délocalisation nous semble être le juste témoin de notre réussite sociale ou, du moins, de celle qui nous attend après la sortie de ce spectacle.

Enfain, com vou l’avé remarké, la calité d’aicriture n’en a absoluement pas patti pâti.

Bien sûr, quelques lecteurs nous diront que nous avons fait le choix de la facilité, que nous ne connaissons pas la manière dont sont traités celles et ceux qui écrivent au Miniprikistan ou que nous nous sommes déresponsabilisés des impacts écologiques de la production de ce dossier. Nous voulons leur dire que notre prestataire nous a promis qu’il respecterait de nombreux critères de qualité environnementale et des normes sociales strictes. Sans avoir mis un pied au Miniprikistan, nous nous sommes immédiatement sentis soulagés.

Par ailleurs, tout comme nos lecteurs, nous connaissons bien tous les dégâts liés aux métiers du numérique et à ceux de l’impression. Il nous semblait donc évident que les éloigner le plus possible de chez nous était la meilleure des choses à faire.

À la lecture de tous ces arguments, certains se demandent certainement pourquoi nous n’avons pas délocalisé la totalité de la création du spectacle au Miniprikistan. Nous y avons bien évidemment pensé en y voyant deux raisons importantes :

  • en cas de succès nous aurions été fiers ;
  • en cas d’échec, nous n’aurions pas été responsables.

Malheureusement, notre réseau est aujourd’hui trop limité à l’étranger. Cela ne nous a pas empêché de sous-traiter en France de nombreuses tâches non-délocalisables.

*designée en France

Ainsi en est-il de la musique au plateau que nous avons confiée à une batteuse. Placée au centre de la scène, elle incarne le rythme de l’usine, suivi plus ou moins douloureusement par celles et ceux qu’elle emploie. Transportée vers le fond, elle tambourine et offre l’ambiance militaire d’une bataille politique : celle du sauvetage d’une industrie. Qu’elle s’arrête et nous voilà plongé•es dans l’angoisse. Qu’elle ralentisse et nous voilà à l’écoute du battement de coeur d’un personnage. Elle est le chef d’orchestre qui fait régner le désaccord, le système qui impose son tempo au groupe, tord les désirs individuels et précipite des décisions solitaires.

De même, nous avons confié la scénographie à un artiste de notre territoire. Deux panneaux centraux au fond et à l’avant-scène s’ouvrent pour faire place aux grandes entrées : celles du repreneur, d’un conseiller ou d’un ministre. Fermés, ils amènent l'asphyxie de la prison, l’étroitesse d’un bureau d’usine ou la confidence d’un couloir de Bercy. Grands ouverts, ils donnent à voir un hangar ou un parking. Celles et ceux qui ont le sens de l’observation remarqueront que, pour faire des économies d’échelle, cette scénographie ne comporte pas d’échelle.

Enfin, nous avons sous-traité la lumière pour qu’elle suive le mouvement : des néons suspendus donnent la hauteur de l’usine, redescendent pour nous enfermer en cellule, deviennent élégants et tamisés dans les arcanes du pouvoir.

Malgré leur réputation difficile, nous avons aussi choisi des comédiennes et comédiens Français pour porter cette création. Remarquez que tous incarnent plusieurs personnages afin d’en limiter le nombre. Ils ont reçu pour consigne de jouer ce qui est absurde avec sérieux et ce qui est sérieux avec absurdité.

Nous pouvons donc dire que notre entreprise de sous-traitance est une réussite de la note d’intention jusqu’à la représentation du spectacle.

Nous avons rendu publiques nos décisions et aucun représentant politique ne semble s’être ému de notre organisation. Certains nous ont même félicité pour notre compétitivité remarquable dans le climat hyper-concurrentiel qu’est celui de la production culturelle.

Bien sûr, d’autres estiment que la production artistique finira par être un bien commun - soixante dix ans après notre mort, hélas pour nos petits-enfants - et que, en ce sens, son organisation devrait faire l’objet de discussions collectives.

A ces derniers, que nous trouvons bien préoccupés par les générations futures, nous répondons que si nous voulons discuter collectivement de l’organisation de tout ce qui a une influence directe ou indirecte sur ce que nous avons en commun, alors nous n’avons pas fini de discuter…

3 nominations et le Molière de la meilleure mise en scène 2026

Sur scène

La presse en parle

“Une farce politique joyeusement cynique [...] Un vrai théâtre populaire pour éveiller les consciences avec fureur et drôlerie." - TTT - Télérama 

"Franc, frais, percutant. Ou l’art et la manière de marier alerte et divertissement. Revigorant." - Le Parisien

“Un théâtre énergique et joyeux. Une comédie aussi enlevée qu’instructive.” - La Terrasse

“Des rebondissements comme s’il en pleuvait” // “Une lutte sociale menée et racontée allegro” - Le Canard enchaîné

“Singulier, réjouissant, du vrai théâtre populaire” - Le Figaro

“C’est drôle et désespérant, cruel et revigorant. Mais d’une lucidité dévastatrice.” - Artistik Rezo

“C’est Molière en gilet jaune. Une farce qui éclaire. Une satire qui percute.” - L’Affiche

“Survolté, on rit de bon coeur. Un théâtre futé.” - L’Humanité

“Une intrigue délirante et désopilante (...) diablement intelligent” - Le Nouvel Obs


Les articles sont à découvrir en cliquant sur les logos 👇

Recherche